Bouddha rieur ou « Happy Buddha »

Depuis de nombreuses années, Bouddha a pénétré notre environnement occidental. Nous avons adopté ses statues qui décorent nos intérieurs, nos balcons ou nos jardins. Nous les choisissons par goût d’exotisme, par croyance, ou pour énergiser une pièce.

Debout ou souvent assis en lotus, en méditation, c’est Siddharta Gautama, l’authentique Bouddha, « l’éveillé », le chef spirituel qui donnera naissance au bouddhisme.

Il existe aussi un autre Bouddha, Bouddai (en Chine), Hotei (au Japon), ou boddai (au Vietnam). C’est Happy Bouddha pour les anglophones et Bouddha rieur pour nous.

Vous l’avez certainement croisé dans des restaurants et magasins chinois.

Qui est ce Bouddha rieur ? C’est une figure majeure de la tradition populaire d’Asie où il est célèbre et très apprécié. Il serait apparu 15 siècles après Bouddha, soit au Xième siècle de notre ère. C’est un moine chinois qui mène alors une vie tranquille et se distingue par sa générosité et sa bonté. Au fil du temps, il devient la divinité du bonheur et de l’abondance.

Son apparence est toujours la même : rondouillard, le ventre à l’air, chauve, il arbore un large sourire et incarne la gaité et la bonne humeur- d’où son nom ! Il est synonyme de chance, longévité, prospérité, protection et richesse.

Une autre légende court à son sujet : Bouddai aurait été un homme très beau et séduisant, à tel point qu’il était sans cesse importuné par des hommes et des femmes qui tentaient de le séduire. Toutes leurs interventions troublaient et interrompaient le calme nécessaire à sa méditation. Pour mettre un terme à ce problème gênant, il aurait fait le choix de s’enlaidir volontairement!

Beaucoup se procurent sa statue simplement pour éclairer leur quotidien : le Bouddha rieur est heureux car il désire apporter à ceux qui l’accueillent, richesse, santé, bonheur et joie de vivre. Son rire et ses qualités positives et communicatives vont alors rayonner dans le lieu où il est placé.

D’autres croient plutôt en ses pouvoirs particuliers de porte-bonheur et de porte-chance : ils lui ouvrent leur maison pour qu’il attire chez eux son pouvoir bénéfique, en lui frottant régulièrement le ventre, par exemple…

Que vous fassiez l’un ou l’autre de ces choix, vous trouverez des statues en bois, résine ou métal à son effigie. Sous forme de bijoux les pendentifs en argent « Happy bouddha » orneront votre cou avec joie.

Esprit bohème - Les années 70 en musique

Les années 70 en musique

Musiques du temps – Les années 70

Mes années hippies ont été jalonnées par quelques morceaux de musique emblématiques qui circulaient dans l’air du temps et rythmaient nos désirs.
« I can’t get no …satisfaction » qu’on ne présente plus
« Don’t want to work away, doing just what they all say  » … ‘cause I might die tonight (Cat Stevens. Tea for the tillerman)
« Me and Bobby Mc Gee « de Janis Joplin , « Ladies of the canyon » et le « Woodstock » de Joni Mitchell qu’elle a célébré et ressenti si justement sans y aller …

L’éblouissement devant ce rassemblement musical hors-norme qui symbolisait la tolérance , la liberté et le jaillissement de la contre-culture.

Ces musiques ont cristallisé mon refus de suivre la même voie que celle de mes parents, si heureux de pouvoir consommer après les privations de la guerre. Je ne voulais pas de cette vie déjà toute tracée et bridée … Une vie de labeur routinier, l’étouffoir de la salle à manger au papier à grosses fleurs orange et aux meubles massifs, le formica. L’atmosphère était à la révolte et au changement… Nous étions nombreuses et nombreux à ne plus supporter le poids de la tradition ordinaire.

J’ai croisé de jeunes déserteurs américains qui avaient refusé de partir de battre au Vietnam et qui faisaient la route en Europe.

J’ai passé moi aussi mon examen de routarde: la traversée du Sahara pour un retour aux sources, en stop du sud algérien au Mali, pas une nuit d’hôtel en 5 mois de voyage !

Esprit bohème - Les années 70 en musique 1

« I’m going up the country » Canned Heat : La vie communautaire à la campagne, l’amour de la nature, les poules et les lapins, les fromages de chèvre , les poireaux sauvages déterrés dans nos champs de vigne pour les vendre au magasin bio du coin, pionnier du genre…

La mode : les premiers objets indiens : je me souviens d’un sac jaune en tissu, brodé, à miroirs, acheté à un bab’s de retour du Nord de l’Inde, sur un minuscule stand rudimentaire. Londres : Biba et ses centaines de manteaux maxi brodés en poil de chèvre, si colorés et parfumés! Les pantalons bouffants, le vernis à ongles mauve et un bijou de main. Une robe en tissu d’ameublement à gros pois vert pomme, les sabots en bois , les pantalons pat’ d’èph o-bli-ga-toires (le slim, quelle horreur !), les ponchos crochetés-maison et les chemises en lin tissées et teintes à la main… Les foulards, sur la tête, en ceinture, autour du cou…

Esprit bohème - Les années 70 en musique 2

L’écho des manifestations pour les droits civiques aux Etats-Unis, la revendication d’une couleur de peau : la magnifique combattante Miriam Makeba (musique encore ! « Patapata » et « Malaïka ») ; Angela Davis et sa coupe afro. Je ne pouvais pas me coiffer autrement, rejetant les défrisages à l’ammoniaque et les bigoudis de torture…

Je ne me rendais pas compte, alors, à quel point je faisais corps avec le temps… Presque 50 ans plus tard, les formules « Peace and Love » sont toujours à conquérir…

Histoires de vie - La route de la soie (2) 3

La route de la soie (2)

En arrivant au portail nous souhaitant la bienvenue en Chine, en face de moi dans la maison de thé se trouvait un monsieur oriental avec son fils – cet image est gravée dans mes souvenirs de ce jour – tellement ils ressemblaient à des chinois du Royaume du Milieu des gravures d’autrefois. Tous deux me regardaient confus car ils n’avaient pas l’habitude de croiser des occidentaux. Photos

Reprenant la route j’étais impatiente de découvrir la première grande ville en Chine qu’aurait visitée Marco Polo avec son père. Ils sont arrivés par une route qui passait plus au nord-ouest car ils sont partis de Venise. Le marché de Kashkar se déroule tous les dimanches depuis des siècles et j’avais l’impression que je m’étais retrouvée dans une dimension temporelle au moyen âge – un moment magique pour moi après des journées de voyage en bus le long des chaussées déformées.

A Kashkar j’ai découvert que grâce à l’héritage turque des Uigurs, je pouvais communiquer avec quelques mots turcs que je connaissais – bien que je fus l’un des quelques étrangers parmi des centaines de Uigurs je me sentais en toute sécurité. J’avais pu enlever mon tenu pakistanais et me suis acheté un chapeau au marché comme les Uigurs portaient depuis le voyage de Marco Polo je crois – les chaussures que j’avais avec moi depuis un an déjà avaient été recousues plusieurs fois et les semelles remplacées. J’adorais que tout pourrait être réparé – comme était le cas en l’Europe d’autrefois.

Histoires de vie - La route de la soie (2)

Le bus vers Urumqi passait par le désert de Taklamakan où je prenais grand plaisir de voir passer des chameaux dromadaires. Plusieurs des vitres du bus était cassés alors nous avions un peu froid dans le dessert vers la fin de la journée avant que le bus s’arrêtât pour la nuit.

Heureusement nous n’avons pas dû subir des tempêtes de sable à l’origine du nom du Désert de Taklamakan, qui veut dire La Mer de la Mort.
L’un des voyageurs dans le bus était un garçon de 6 ans je crois avec son papa militaire, lui aussi portait le même tenu et en était très fier. J’ai compris qu’ils faisaient donc parti de la population Han plutôt que des ethnies de cette partie de l’ouest de la Chine.

A chaque fois que nous retrouvions un peu de culture et des monuments historiques intacts je me réjouissais car Mao méprisait la culture d’autrefois. J’ai eu la chance de visiter les cavernes de Dunghuang, dont les murs étaient peints par les moines bouddhistes 111 années avant Jésus Christ avec de magnifiques fresques intactes. A quelques kilomètres il se trouvait une arche au milieu du dessert qui me faisait penser à Stonehenge et qui émanait une sorte de spiritualité tout autour.

C’était à Dunghuang que j’ai eu la chance de rencontrer deux voyageurs anglais qui avaient suivi la même route plus ou moins que moi, qui m’ont invité à partager les frais pour nous payer un conducteur et un 4×4 pour arriver à Lhassa. J’aurais pu y voyager en bus mais je craignais affronter le mal d’altitude en route et je me disais qu’au moins dans la jeep, je pourrais demander des arrêts si nécessaire. J’ai adoré cette partie du voyage car mes compagnons étaient de vrais gentlemen et comme moi, se réjouissant de leur voyage racontaient pleins d’anecdotes tout le long du voyage de deux jours.

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C’était un paysage dramatique et ouvert – on ne voyait que la terre et le ciel comme si nous étions au sommet du monde. J’avais quelques maux de tête en route à cause de l’altitude mais tout valait la peine lorsque finalement, l’après-midi du deuxième jour de route nous avons eu notre premier aperçu du capital du Tibet, Lhasa, devant nous. La ville était comme dans un mirage couronné par le Potala. C’était encore plus beau et majestueux que je ne l’avais imaginé perché là-haut comme s’il ignorait la présence des chinois et comme si la vie était comme avant l’invasion de 1958, le pays gouverné par le Dalai Lama et son entourage de lamas.

En rentrant dans la ville de Lhasa elle-même ce n’était plus possible de rêver car la présence des chinois était partout. La fameuse réflexion du palais des lamas dans le lac en dessous avait été gâchée par une construction chinoise moderne. En prenant une photo du Potala et une photo de la réflexion j’ai pu voir comment cette vue avait été féerique pendant des siècles et servait à inspirer le peuple tibétain. Il y avait beaucoup de pèlerins venus de tous les coins du pays qui s’étaient installés un peu hors de la ville dans des tentes élégantes en coton blanc. Je n’avais jamais rencontré un peuple si joyeux et calme – j’avais l’impression qu’ils respiraient à chaque moment leur foi. Tout le monde souriait bien qu’ils vivaient en toute simplicité et dominés par cette présence chinoise. A travers le fleuve qui bordait la ville, des drapeaux de tous les couleurs inscrits de prières, flottaient dans le vent, installés par les pèlerins, comme s’ils remplissaient l’air de textes bouddhistes. Les gens étaient tellement heureux de savoir que les voyageurs venaient d’autres pays pour apprécier leur culture et comprendre un peu ce qui se passait depuis l’invasion.

Je suis allée célébrer la réouverture d’un monastère qui avait été reconstruit avec mes deux amis anglais, Q et Nigel, avec qui je suis arrivée à Lhasa. En descendant du bus, nous avons suivis les Tibétains qui sont venus fêter la réouverture. Ils sont montés jusqu’au sommet de la colline en face du monastère- là-haut nos compagnons avaient fait un petit feu et installé des drapeaux de prière. Ensuite en célébration ils ont remercié Bouddha avec un chant, crié à haute voix en lançant en l’air des papiers couleur d’or au-dessus de la fumée du feu qu’ils s’en volent tout en haut. C’était je crois l’un des meilleurs moments de mes voyages, de faire partie de cette joie parmi ce groupe de tibétains. Ils partageaient avec nous du thé avec du beurre des yaks. Au début j’avais trouvé difficile de le boire, tellement le goût n’était pas ce que j’attendais d’une tasse de thé, car c’était très salé. J’ai réussi à en prendre plaisir en me disant que c’était plutôt du bouillon comme pour une soupe en plus le partager avec ces pèlerins venus de si loin était un honneur.

En rentrant à Lhasa le plaisir visuel a continué lorsque nous sommes allés visiter le palais d’été des Dalai Lamas, peint en couleur safran et terre cuite, j’ai aperçu un pèlerin habillé de couleurs pareils portant un Khata blanc pour mettre autour du cou du statue du Bouddha – il a tout de suite gentiment posé pour ma photo et je prends un tel plaisir de la revoir à chaque fois que je l’aperçois parmi mes photos.

Le lendemain j’ai fêté mes trente ans dans notre tearoom préféré. Les propriétaires nous y accueillaient à chaque fois avec un tel chaleur – j’adorais cet endroit décoré dans la tradition tibétaine avec des cousins et tables basses peintes avec des images de fleurs. Mes amis avaient préparé un petit déjeuner fête avec des yaourts, du pain et du miel et la cerise sur le gâteau, était qu’ils avaient réussi à trouver une bouteille de champagne. Il y avait des enfants qui ont vu par la fenêtre tous les ballons qu’ils avaient mis en place tout autour de la table alors ils sont arrivés jouer, ils se sont régalés en les jetant dans l’air et leurs rires m’ont touché comme le meilleur des cadeaux, surtout au moment chacun d’eux est parti avec un ballon à la main et un grand sourire au visage.

Quelques jours plus tard mes deux amis sont partis reprendre leur voyage car ils avaient prévu de visiter l’est de la Chine avant de prendre leur vol de retour à Londres. C’était difficile de se dire au revoir après de telles journées inoubliables passées ensemble car nous avons pris un énorme plaisir à découvrir ce pays et ce peuple magnifique ensemble.

Histoires de vie - La route de la soie (2) 2

Après leur départ j’avais décidé de visiter d’autres coins du Tibet, avant de partir à Chengdu au sud de la Chine et je me suis mise à planifier mon trajet.

A l’auberge les autres voyageurs occidentaux étaient peu nombreux d’avoir entrepris le long trajet pour venir à Lhasa et d’avoir réussi à se procurer le permis d’entrée. Nous avons pourtant reçu une requête de participer à une démonstration avec des moines qui désiraient porter le drapeau tibétain banni, en procession autour du monastère de Jokhang, qu’à part du Potala, était l’un des monastères le plus vénéré à Lhassa.

Nous les occidentaux voulaient soutenir ces gens qui voulaient s’exprimer paisiblement alors nous avons pris rendez-vous pour le lendemain matin. Une demie heure avant le rendez-vous je suis passée dans la place centrale. Là se trouvait des soldats chinois assis, à bavarder et rigoler ensemble car c’était évident que quelqu’un avait dû informer la police de l’idée des moines. Ayant vu qu’à la télé des démonstrations en Europe, naïvement je n’ai pas eu de soucis en voyant tous ces soldats et me suis rendue à l’heure convenue derrière la place.

Tout autour du monastère du Jokhang, les pèlerins circulaient dans le sens horaire. Les moines avaient décidé, afin de confondre les soldats, qu’ils arriveraient du sens antihoraire de derrière le Jokhang. Nous avons commencé à marcher derrière les moines qui chantaient leurs prières, mené du devant par l’un d’entre eux qui portait avec fierté le drapeau tibétain. En tournant au coin j’ai entendu des bruits comme des pétards. D’un coup tout le monde criait et se dispersait et à ce moment-là, j’ai compris que j’avais plutôt entendu des coups de feu. Avec un autre voyageur je me suis cachée dans une petite cour où nous sommes restés une bonne demie heure avant de sortir et rentrer le plus vite possible à l’auberge. Nous nous retrouvâmes petit à petit pour partager nos expériences choquantes de la matinée. Il parait qu’une hollandaise qui était devant avec ses amis les moines, avait reçu une balle au bras et était à l’hôpital. On nous a dit que des moines avait été inculpés. L’atmosphère était lourde car nous étions inquiets de ce qui leur était arrivés.

Les propriétaires de l’auberge nous ont demandés de quitter Lhasa car ils avaient peur que la police chinoise ne les inculpe comme ils nous hébergeaient – ces étrangers qui avait fait partie de la marche aussi. Nous avons pu trouver un bus qui partait vers la frontière avec le Népal et avons quitté la ville de Lhasa, tous choqués par la démonstration paisible qui avait été attaquée avec une telle violence par les autorités chinoises.

Nous sommes arrivés vers la frontière en nous arrêtant à plusieurs endroits – le magnifique Lac Yamdrok Tso tout turquoise, la ville de Shigatse où j’ai rencontré des moines avec des sourires incroyables qui pratiquaient une dance traditionnelle dans leurs habits d’apprentis moines, couleur terre cuite.

J’ai vu aussi les fameux débats entre les élèves qui apprenaient à discuter sur les préceptes bouddhistes. Heureusement ils vivaient loin des troubles de Lhassa.

Au marché à Lhasa j’avais trouvé un chapeau en feutre brun comme portent les nomades qui s’occupent des yaks. Je me suis acheté en plus un manteau traditionnel en brun avec de la laine de mouton à l’intérieur car ma veste n’était pas bien isolée contre le froid du Tibet. Je me sentais un peu moins touriste dans ce tenu mais je crois que les trois chiens sauvages qui se sont approchés de moi pendant que je me promenais autour d’un monastère m’ont tout de suite reconnue comme étrangère !

Ils ont commencé à grogner en me voyant et se sont approchés de moi. J’ai continué à marcher mais ils commençaient à aboyer et d’un coup l’un d’eux a essayé de me mordre. Tout de suite trois vielles dames pèlerins ont lancé des cailloux aux chiens en criant et ont réussi à me protéger et les faire partir. Je tremblais tandis qu’elles rigolaient tout en m’offrant un thé au beurre de yak. J’ai vu que celui qui m’avait mordu avait réussi à laisser les traces de ses deux dents mais heureusement je portais un collant épais et deux pantalons comme il faisait tellement froid que ses dents n’avaient pas réussis à percer le tissu. Quel soulagement car si la salive du chien aurait été mélangée avec mon sang j’aurais dû me faire des piqures contre la rage à l’estomac, qui sont extrêmement douloureuses. J’étais tellement reconnaissante à mes trois sauveteurs qui rigolaient de ce qui s’est passé.

En arrivant dans un tout petit village pas loin de la frontière j’ai pris la décision de revenir à Lhasa pour continuer le trajet que j’avais prévu…d’aller par Chengdu et ensuite à Hong Kong avec l’idée de prendre un vol pour le Japon- ce pays qui m’intriguait par ces coutumes tellement différentes des nôtres et leur appréciation depuis des décennies de l’esthétique dans chaque aspect de leur vie.

Avec un autre voyageur, nous proposions rentrer à Lhassa en faisant l’autostop car il n’y avait pas la possibilité d’un bus qui retournait là-bas. Personne n’a voulu s’arrêter nous prendre bien que normalement on devait contribuer à payer l’essence. Nous avons compris qu’ils hésitaient à cause des possibles rétributions de la part des autorités chinois s’ils s’apercevaient qu’ils côtoyaient des étrangers. Finalement après deux jours nous avons eu la chance d’un passage dans un jeep de trois tibétains qui rentraient sur Lhassa et qui n’avait pas peur de nous y emmener. En rentrant à Lhassa je me suis organisée pour prendre l’avion à Chengdu car c’était évident que nous les voyageurs occidentaux étions sous surveillance de la part des autorités chinois. C’était avec un cœur lourd que j’ai quitté ce pays avec son peuple qui essayait de vivre en paix entourés des envahisseurs. J’ai pu comprendre comment le colonialisme d’autrefois ressemblait à la situation à laquelle j’avais été témoin au Tibet.

Je suis restée en Asie encore 18 mois à voyager et travailler. Ce n’était qu’à mon retour à Londres que j’ai repris le bâton pour soutenir le Tibet en faisant partie des marches pour protester de nouveau contre l’occupation chinoise. Nous partions de l’ambassade de Chine à Londres en marche jusqu’au bureaux du Ministère des Affaires Étrangères dans le Whitehall pour livrer la pétition signée par nous tous, membres du Free Tibet… malheureusement comme vous le savez, sans aucun résultat. Vingt cinq ans plus tard j’ai rencontré quelques tibétains qui ont dû s’évader pour éviter la persécution et qui m’ont raconté les mêmes histoires qu’il y a 30 ans lorsque j’étais à Lhasa.

La chose qui me touche à chaque fois est leur calme et sérénité bouddhiste qui paraît toujours bien en vie. J’ai remarqué que leur comportement paisible et souriant commande toujours un respect autour d’eux comme pour le Dalai Lama. Je finis mon récit de cette partie de mes voyages et de mon existence bohème à l’époque avec cette image d’un peuple digne et paisible à l’esprit.

Louise Crawley

La route de la soie (1)

Le récit de mon voyage au Tibet par la Route de La Soie

Du moment où j’avais entendu les contes de la Route de la Soie et les voyages de Marco Polo qui transportait les marchandises de la Chine sur les chameaux, j’avais une curiosité de retracer quelques de ses pas. Après quelques années de problèmes de santé, à l’âge de 28 ans, j’avais quitté mon travail, vendu ma voiture pour me payer le voyage et suis partie à la découverte de l’Asie.

En discutant avec d’autres voyageurs à Rawalpindi, dans le Pakistan, que j’ai entendu parler du féerique palais des Dalais Lamas, le Potala à Lhassa au Tibet, et j’ai décidée de le visiter en voyageant par l’Ancienne route de la Soie qui connectait le nord du Pakistan jusqu’en Urumuqi en Chine de l’ouest.

C’était fin octobre 1989 lorsque je me suis embarquée sur la première partie de ce voyage par la Route Karakoram en quittant Rawalpindi par bus. Le long de la route les couleurs automnales étaient magnifiques. C’était le moment de cueillir les abricots et les noix, étalés sur les toits partout, ils faisaient partis des couleurs orange et marrons du saison.

Je me suis arrêtée deux jours à Gilgit où j’ai dormi dans une maison d’hôte. Arrivant à minuit je n’avais pas fait la connaissance de toute la famille. En ouvrant les rideaux le matin, j’ai eu une bonne surprise de découvrir trois petites qui attendaient patiemment que je me réveille. Elles étaient assises sur le mur du jardin, en face de ma chambre, curieuses de découvrir qui était cette étrange anglaise qui voyageait seule – ce qui aurait été impossible pour une pakistanaise. La famille m’avait accueillie avec une telle chaleur – je mangeais avec les femmes qui me posaient des questions avec quelques mots d’anglais et nous avons pu bien rigoler ensemble. Elles n’arrivaient vraiment pas à comprendre pourquoi je voyageais seule car dans leur culture ou bien à mon âge de 29 ans, une femme serait mariée avec au moins 4 enfants ou était à la maison à s’occuper de ses parents.

Pendant mon séjour à Gilgit j’ai vu jouer un match de Polo (bal en Balti) que j’ai découvert avait ses origines en Asie. J’ai adoré découvrir ce coin un peu caché du monde.

Continuant le long de la route Karakoram j’ai pu visiter la forteresse d’Baltit à Karimabad, datant du IXème siècle. Elle est perchée sur une colline d’où elle surveille tous les voyageurs et marchands passer pendant des siècles entre le Pakistan et la Chine. J’ai vu des gravures rupestres – supposées crées par des voyageurs d’autrefois.

Trois jours plus tard en remontant dans un bus direction frontière avec la Chine, j’ai compris pourquoi la KKH (Karakoram Highway) est considérée comme la huitième merveille du monde – car la construction a pris 12 années,et plus d’une centaine de travailleurs y ont perdu la vie. Il fallait creuser la route dans les rochers des montagnes himalayennes dans cette région inhabitable vers la frontière.

Notre planète - La permaculture

La permaculture

Pascale a travaillé dans un cirque (écuyère sur des éléphants en Amérique centrale), sur un bateau de croisière dans la mer des Caraïbes ; ont suivi 8 ans en Angleterre où elle s’est associée à un dessinateur. Elle a ensuite enseigné dans une école de langues, puis a été commerciale. A 50 ans, elle a repris le chemin de l’université pour passer un Master 2 communication environnementale et développement durable, en 2007, le premier du genre à Nice .

Vous me direz : « Mais quel est le lien entre tout ça ? » La nécessité de gagner sa vie, bien sûr mais ces choix successifs ont été dictés par l’impulsivité et la curiosité d’expérimenter différentes aventures professionnelles.

Comment as-tu fait ce choix de permaculture ?

Cela s’est fait de manière naturelle et spontanée. J’ai reçu un mail qui parlait d’une formation à un coût raisonnable, donc j’ai sauté sur l’occasion et ça m’a permis de faire cette rencontre avec une nouvelle matière qui était jusqu’alors très peu connue (quand j’évoquais le sujet autour de moi, personne ne savait ce qu’était la permaculture) … C’était en 2017

Notre planète - La permaculture 1

Mais il faut avoir une attirance pour la nature, au départ, pour s’orienter dans cette direction ?

Tout à fait d’accord ! Cela faisait déjà un moment que j’avais lu le livre de Perrine et Charles-Hervé Gruyer sur leur ferme biologique du Bec Hellouin en Bretagne. Et cette lecture a été l’aboutissement d’une recherche, d’une quête qui avait toujours été présente en moi, sous-jacente.

Mais j’aimerais remonter encore plus loin. D’où te vient cette attirance pour la nature ?

Oh ! Oui. Elle est profondément ancrée en moi : j’ai toujours eu besoin du contact avec la nature pour me sentir vivre. La nature me fait vivre, au sens profond. Par l’acte de contemplation bien sûr, mais aussi la sensation d’être au cœur de la vie.

Peux-tu définir rapidement la permaculture ?

La permaculture est basée sur trois piliers : prendre soin de la terre, prendre soin de l’homme et partager. Donc on n’est plus du tout sur un rapport financier ni de profit. Non, on est là pour prendre notre part, donner notre part aussi, rendre à la terre ce qu’elle nous donne pour continuer à l’enrichir. C’est vraiment un vase communiquant. Et surtout partager pour que tout le monde puisse en profiter.

Pour développer un peu : que la permaculture rassemble l’homme autour de la Terre qui nous nourrit dans la connaissance, le respect et la gratitude. La notion de profit et de tirer profit est inexistante. Nous prenons notre part dans la justesse de nos besoins tout en continuant de nourrir la terre, le sol et notre âme en partageant en conscience et confiance. Une autre forme de socio-économie basée sur une décroissance sereine qui peut être un modèle économique parfaitement viable pour tous contrairement au modèle capitaliste qui sert une poignée d’individus avides au gain au détriment des intérêts de l’humanité.

Notre planète - La permaculture 2

Mais comment rendre à la terre ce qu’elle nous donne ?

C’est ce que faisaient les Anciens, mais en y rajoutant la connaissance d’aujourd’hui. Ça permet de retrouver les vraies valeurs de la culture, la connaissance du sol. Les Anciens le faisaient intuitivement et nous, on réapprend à retrouver cette intuition par le biais des connaissances scientifiques.

Ça tient la route d’un point de vue scientifique, mais au quotidien, comment mets-tu cela en œuvre ?

Je vis dans un milieu urbain, donc, assez loin du contact avec la terre. Mais les villes ont besoin de ce contact. Je me suis spécialisée dans la gestion des déchets en milieu urbain et j’ai développé des connaissances sur le lombricompostage, qui est particulièrement adapté aux villes.

Ta pratique au quotidien ?

J’ai installé deux lombricomposteurs à la maison pour mes déchets organiques. Je privilégie le bio, le local et le vrac. Très peu d’emballages.

Lombricompostage, qu’est-ce que c’est ?

Tout d’abord, je pense que le compostage est une nécessité : en 2022, il y aura une taxe individuelle à payer en fonction du poids de ses poubelles.
Mais au-delà de l’aspect financier, il faut savoir que 40% de nos déchets ménagers sont recyclables car ce sont des matières organiques, comme les épluchures de fruits, de légumes, coquilles d’œufs. Même chose pour tout ce qui est fait à partir de fibres de bois : les boîtes d’œufs, les rouleaux de Sopalin… qui ont une haute concentration en eau et en carbone.
Le lombricompostage permet de recycler ces déchets, très rapidement, de manière efficace, et de nourrir ensuite le sol. Les lombrics (vers de terre) travaillent et recyclent la matière en un compost riche et pur qui peut être ensuite réintroduit dans le sol qui a bien besoin de cette aide pour être de nouveau vivant. Composter est un acte de Vie.

Des vers de terre, donc ?

Oui et non ; ce sont des vers, mais qui sont adaptés pour vivre hors-sol, pas dans la terre. On reproduit de manière un peu contrainte ce que fait la nature de manière « naturelle ». Si la nature ne recyclait pas, nous serions complètement ensevelis sous les déchets végétaux.

Peux-tu nous parler d’une réussite particulière ?

Ma première vente d’un lombricomposteur adapté à un foyer individuel. Ce couple, qui tient un restaurant végétarien, cherchait depuis un moment à recycler les déchets de manière intelligente et ça a très très bien marché. Ça permet aussi de créer un lien social, car ce qu’ils n’utilisent pas, ils peuvent le donner ou alors créer un milieu verdoyant autour de leur commerce.

Tu m’as parlé d’une petite maison dans le Var?

Nous étions plusieurs et j’ai été aidée pour ensevelir tous les déchets végétaux directement dans une terre très pauvre, plutôt sableuse et nous avons vu moins d’un an plus tard, le plein épanouissement de ces plantes, de ces fleurs et d’arbres qui vivotaient et qui ont littéralement explosé. Comme quoi le sol est très réactif ! Nous y avons « injecté » peu de matières, peu de temps et peu d’efforts, en comparaison des résultats réels. Oui une réussite très joyeuse !

Dirais-tu que tu es optimiste ou pessimiste en ce qui concerne l’avenir de notre planète ?

Ni l’un ni l’autre…
Je suis optimiste car internet a cette capacité de rassembler les hommes qui veulent vivre autrement, prendre leur vie en mains et décrocher d’un système purement financier. Je suis par ailleurs affolée des politiques de l’autruche des gouvernements qui tardent à agir, qui font des effets d’annonces. Mais c‘est la base qui va bouger, j’en suis persuadée !

Sur Facebook : Pascale Senejoux Guide composteurs et Vie biologique des sols

Bien être - Les fleurs de Bach

Les fleurs de Bach

Aurélie est une jeune femme très souriante dont émanent une bonté et une attention naturelle aux autres. Je l’ai d’abord connue comme cuisinière hors-pair qui sait « travailler » les produits frais et en faire de véritables merveilles à la fois très simples et si raffinées. Pendant trois années consécutives, elle a régalé dans le Vieux-Nice une clientèle de fidèles gourmands et gourmets. Après plusieurs échanges spontanés autour de la nature, au fil de la conversation, elle m’a confié son grand intérêt pour les fleurs de Bach et les études pratiques qu’elle a choisi de mener pour approfondir ce sujet.

Bien être - Les fleurs de Bach 1

Comment s’est faite ta rencontre avec ces fleurs ?

J’ai toujours été ouverte aux thérapies alternatives.
J’ai découvert les fleurs de Bach tout à fait par hasard alors que je faisais ma formation en naturopathie.
Lors d’un examen, je sens le stress monte en moi, une amie me passe du Rescue (c’est un remède d’urgence composé de 5 fleurs), j’en prends sans conviction et une sensation d’apaisement s’installe quasi immédiatement en moi : je passe ainsi mon examen confortablement.
A partir de ce moment, le Rescue n’a plus quitté mon sac à main et je l’ai fait ainsi découvrir à bon nombre de personnes qui n’ont pu qu’en reconnaitre les bienfaits.

Ma curiosité naturelle et un passage à vide, m’ont donné l’envie d’en savoir plus. J’ai donc fait des formations au sein de « L’Ecole des petites fleurs » située à Carros (06) accompagnée par Jean-Marie Picquemel et Virginie Lucet.
J’ai tout de suite été séduite par les fleurs, leur facilité d’utilisation, leur innocuité.
Ma sensibilité, qui jusque là avait toujours été difficile pour moi, me permettait de comprendre toute la subtilité de celles-ci, et ainsi de les utiliser de la manière la plus juste. Elles sont devenues mon équilibrant et celui de toute personne autour de moi qui le souhaitait.

Est-ce que tu utilises les fleurs de Bach dans ta vie quotidienne, en quelles occasions ? Quels en sont les bienfaits ? Une expérience particulière à nous raconter ?

Aujourd’hui, les fleurs font partie intégrante de ma vie. Je peux les utiliser de manière curative ou symptomatique. Elles sont un véritable équilibrant émotionnel.

Je pourrais donner de nombreux exemples, allant des insomnies de ma maman à la peur de la foule de mon filleul, ou bien encore la difficulté d’une amie à prendre des décisions, surmontée grâce aux fleurs. Mais l’exemple que j’aime le plus partager est celui d’un petit rouge-gorge qui s’est assommé sur la porte vitrée de ma maison. Très choqué par le coup brutal, alors qu’il ne bougeait plus et semblait inerte, je le caressais avec du Rescue déposé sur mes mains, c’est alors qu’il a repris connaissance immédiatement, il s’est posé, nous a regardées, mes filles et moi, et a fini par s’envoler avec toute sa vitalité. Quel grand soulagement ça a été pour nous !

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces fleurs « magiciennes », sur leur utilisation ?

Le Dr Bach a répertorié 38 fleurs, chacune correspondant à un état émotionnel. Elles vont agir positivement sur les émotions ou humeurs négatives, qu’elles soient passagères ou ancrées (peur, colère, jalousie, sentiment de solitude, problème d’endormissement, doute, état dépressif…).
Elles agissent également sur les personnes réfractaires. On peut également les utiliser pour soigner les animaux, ou les plantes…
Elles agissent au point de vue énergétique, n’ont aucun effet indésirable et sont compatibles avec un traitement médicamenteux (même lourd).

Quelques mots sur ta pratique ?

Aujourd’hui, avec un recul de 4 ans de pratique régulière, je suis plus que convaincue de leur efficacité. Malgré tout, j’ai toujours autant de joie à recevoir les avis des personnes qui sont venues me consulter, et suis toujours surprise par leur pouvoir.

Elles sont d’usage si simple, qu’il est parfaitement aisé de les intégrer à sa vie quotidienne, sans contrainte.
Faire partager ses connaissances tout en aidant son prochain, que demander de mieux ? C’est même devenu une évidence pour moi

Quels liens ressens-tu entre cette activité de naturopathie et l’air du temps ?

Aujourd’hui, nous vivons une époque de transition.
La médecine traditionnelle a fait ses preuves mais nous en avons vu également ses limites. De plus en plus de personnes préfèrent (si cela est possible) une approche préventive et naturelle de la santé. Selon l’Ordre des Médecins, 40% des Français auraient eu recours aux Médecines dites « Complémentaires » ou « Alternatives » (Le Monde, 31 août 2016).
Aujourd’hui, et particulièrement en France, nous sommes toujours de grands consommateurs de médicaments, mais la consommation d’anxiolytiques et d’antidépresseurs commence à baisser depuis 2015 (Source : ANSM).

Pour le Dr Bach, grand bactériologiste, la majorité des pathologies avaient une cause émotionnelle.
De plus en plus de personnes sont sensibles à ce discours (« le mal a dit »), et à mon sens, les fleurs de Bach, avec toute leur simplicité, ont toute leur place dans l’approche de la santé qui ne se limite pas à un état physique mais doit être prise dans sa globalité.

Merci Aurélie !

Comment nettoyer vos bijoux en argent ?

Les astuces pour nettoyer les bijoux en argent

Nos clientes nous posent souvent cette question : « Comment nettoyer les bijoux en argent ? »

Ne vous inquiétez pas si votre bijou en argent ternit. L’argent est un métal précieux qui noircit naturellement au contact de l’air. C’est un phénomène d’oxydation tout à fait normal. Il y a aussi des peaux qui accentuent ce processus . Des produits de vaisselle ou de ménage, du parfum, le chlore de la piscine… peuvent faire noircir le métal, surtout pour les bagues, bracelets et chaînes.

Ne mettez donc pas en doute la qualité de votre bijou.

Voici quelques astuces pour refaire briller vos bijoux en argent. Elles sont toutes différentes, bien connues et elles marchent …

Le bicarbonate de soude : c’est un produit ménager qui a le vent en poupe. Et pour cause : il est économique, facile à utiliser et inoffensif pour l’environnement. C’est un abrasif à la fois doux et puissant qui est présent sur tous les fronts : hygiène corporelle, nettoyage de la maison… Humidifiez une brosse à dents. Saupoudrez-la de bicarbonate de soude. Frottez délicatement vos bijoux en argent, rincez-les à l’eau claire et essuyez-les à l’aide d’un tissu doux ; idéalement une peau de chamois, mais un coton fin fera très bien l‘affaire

Le citron : même procédé : vous frottez délicatement vos bijoux en argent à l’aide d’une brosse à dents, cette fois-ci imbibée de jus de citron. Vous rincez à l’eau claire et essuyez avec un chiffon doux .

Le vinaigre blanc : cette fois-ci, vous laissez tremper vos bijoux en argent dans un verre rempli de vinaigre blanc ménager pendant 2 heures environ. Vous les rincez à l’eau et vous les essuyez ensuite.

La bière : même opération ; laissez tremper les bijoux toute une nuit dans un bol rempli de bière. Le lendemain, rincez-les et essuyez-les avec un chiffon.

Le dentifrice : cela semble très surprenant mais c’est très efficace. Une petite dose de dentifrice sur votre brosse à dents et vous frottez délicatement vos bijoux. Rincez abondamment sous l’eau froide. Essuyez avec un torchon ou une peau de chamois.

Avec de la cendre : vous brossez vos bijoux en argent avec de la cendre. Vous les rincez à l’eau et les essuyez dans les mêmes conditions.

La mie de pain : pour faire briller un bijou en argent, il faut le frotter avec de la mie de pain ; c’est une vieille astuce de grand-mère qui a fait ses preuves.

Attention ! Si vos bijoux contiennent des pierres, ne frottez pas trop fort pour ne pas les abîmer et diminuez le temps de trempage, quitte à renouveler l’opération.

A vous de jouer…

La symbolique des chakras

Les chakras

Nous connaissons bien ce mot, il est même passé dans le langage courant, mais que signifie-t-il plus précisément? Ce mot hindi veut dire « roue » et se prononce d’ailleurs tchakra

Petit résumé de la situation :

D ‘après la religion hindouiste, le corps contient 7 différents points énergétiques subtils qui impactent notre vie. Ils peuvent être ouverts, fermés, bloquées , alignés, en équilibre ou non et influencent notre condition physique, psychique et émotionnelle. Ils agissent comme un filtre et vont élargir ou réduire notre champ de perceptions du monde. Ils vont « parler » par des dysfonctionnements physiques ou des harmonies solides.

Ils sont disposés le long du canal central énergétique, du bas vers le haut de la colonne vertébrale.

Le 1er est le chakra-racine, qui correspond à l’élément terre et sa couleur est le rouge. Il est situé au niveau du périnée. Il est relié à la sécurité, à la survie ; il est ancré dans le présent et concerne ce qui est ici et maintenant. C’est le chakra de notre environnement immédiat et tangible. Il aide à avoir les deux pieds bien sur terre.
Le 2nd est le chakra sacré, de couleur orange ; son élément est l’air. Il parle de sexualité, de créativité, d’énergie fertile, de plaisir et de passions. C’est lui qui permet de matérialiser sa vie comme on la souhaite .

Le 3ème est le chakra du plexus solaire. Symbolisé par le jaune, c’est le feu. Il parle du pouvoir personnel pour passer à l’action, de la volonté et de l’estime de soi, de la raison, de l’organisation.

Le 4ème est celui du cœur, situé au niveau de la poitrine, relié à l’air ; sa couleur est le vert. C’est le chakra de la compassion, de l’union par amour (s’aimer soi-même et aimer les autres) ; c’est aussi lui qui concrétise l’amour de la nature

Le 5ème est le point de la gorge, ou du cou. De couleur bleue, c’est l’éther. Il permet d’être honnête, de dire la vérité. C’est grâce à lui, par l’impact des mots qu’on utilise, qui aide à changer la vie des autres. Il parle aussi de sagesse et de logique.

Le 6ème est le plus connu, c’est le troisième œil situé au milieu du front, entre les deux sourcils. Il est indigo et permet de voir les choses et la réalité telles qu’elles sont vraiment, loin des illusions sociales. C’est aussi le chakra de l’intuition.

Quant au 7ème et dernier, le plus compliqué à ouvrir , c’est le chakra couronne ; il est de couleur violette et situé au sommet du crâne ; il permet de se déconnecter du monde matériel physique et de se connecter à l’infini, à l’au-delà et aux mondes supérieurs . Il est relié à la notion d’illumination.

Pour faire un petit récapitulatif, ce sont ces 7 points que vous retrouvez dans les bracelets- Chakras où 7 perles de pierres fines se succèdent ; ces pierres nous aideraient à aligner les 7 principaux points énergétiques de notre corps et les actions fondamentales de nos vies.

  1. Chakra racine -rouge- jaspe rouge ou rubis -terre- survie -j’ai
  2. Chakra sacré – orange- air- plaisir – je ressens. Pierres : cornaline, onyx ou œil de tigre.
  3. Chakra plexus solaire- jaune- feu- volonté- je fais. Pierres : ambre, citrine ou topaze.
  4. Chakra cœur- vert- – air – amour- j’aime. Pierres : quartz rose, émeraude ou malachite.
  5. Chakra gorge- bleu-éther -expression- je parle. Pierres : agate bleue, turquoise, aigue marine ou célestine.
  6. Troisième œil -indigo- intuition- je vois. Pierre : lapis lazzuli, tanzanite ou saphir.
  7. Couronne- violet -Spiritualité-je comprends. Pierre : améthyste. Ces chakras sont représentés sur des bracelets, mais aussi sur des pendentifs en argent et pierres fines qui sont disponibles sur le site Boutique Nirvana, ainsi que des décorations murales en tissu.
Style bohème - Le foulard, accessoire indispensable 1

Le foulard, accessoire indispensable

Le foulard, mon accessoire indispensable

Le dupatta est le nom donné au foulard indien. Il fait partie de la majorité des tenues traditionnelles portées sur le continent. Nous l’avons « récupéré » et en avons fait un atout « mode » que nous utilisons maintenant avec facilité, tous les jours, été comme hiver.

C’est vraiment un accessoire précieux, qu’il soit en coton, en viscose, en soie ou en laine… simple bande de tissu ou délicat pashmina. Sa forme, ses motifs et sa matière ajoutent une touche de couleur, de la fluidité et de l’allure à nos tenues, le jour ou le soir. Suivant comment nous le portons, il nous donne de l’ élégance ou de la décontraction.

Nous sommes bien d’accord, il est devenu un allié de beauté incontournable, mais pas que …

Je ne pars jamais sans lui en voyage. je l’ai toujours sous la main… autour du cou ou sur la tête. Faisons un petit inventaire de ses multiples usages :

Il est léger, prend peu de place dans les bagages, se lave facilement et sèche très vite.

Il protège du soleil, du vent, du froid, de la poussière, d’une pluie fine ou d’une rafale de sable. C’est d’ailleurs sa fonction première de cheche traditionnellement porté sur la tête par les Hommes du désert. Boutique Nirvana en propose une déclinaison de 24 couleurs !

Dans les lieux de culte, il recouvre les épaules dénudées, permet de rester décente et témoigne de votre respect des us et coutumes locaux. Il retrouve alors le sens premier qu’il a dans la culture indienne, celui d’un signe de modestie.

Il vous servira de coussin ou d’oreiller et rendra votre voyage en bus ou en train plus confortable.

Vous pourrez aussi vous asseoir dessus pour protéger votre vêtement.

Il pourra même faire office de paréo ou de serviette de plage de fortune en cas de baignade imprévue.

Il permet d’emballer des objets fragiles et peut même servir à l’occasion de petit baluchon.

Si vous avez un bébé ou un enfant en bas âge et si vous êtes suffisamment habile, il pourra servir d’écharpe de portage. En tous cas, c’est un écran efficace contre la lumière et le vent. Et pourquoi ne pas s’en servir de protection au moment de le changer ?

Et je suis sûre que la liste est loin d’être complète. Vos propositions sont les bienvenues…

Style bohème - Comment s'habiller pour voyager en Inde ?

Comment s’habiller pour voyager en Inde ?

Comment s’habiller dans un pays chaud : Le style bohème chic.

J’ai toujours adoré le style bohème qui évoque pour moi cet esprit de liberté et de confort que j’aime retrouver dans les vêtements que je porte.

J’affectionne particulièrement les longues robes faciles à porter en toute occasion, en coton léger, hyper confortables, élégantes et intemporelles. Ces robes indiennes en tissu imprimé au block print dans des motifs et couleurs magnifiques sont à la fois féminines et élégantes.
Si vous voyagez dans un pays chaud, elles seront parfaites car elles se portent aussi bien la journée que le soir pour sortir.

Je me rends très souvent en Inde pour mon travail et je trouve l’ensemble tunique mi-longue et pantalon en coton léger parfait et passe-partout en voyage.

Comme vous le savez peut être, dans la culture indienne il y a des codes vestimentaires à respecter. Par exemple, il ne faut pas avoir les épaules, les bras ni les jambes découvertes . Si ces codes ne sont pas respectés, c’est un signe de non respect , ce qui est très mal vu par la population locale.
J’agrémente toujours ma tenue avec une écharpe en coton léger qui me couvre les épaules et le haut de la poitrine,. Vous remarquerez que la plupart des femmes indiennes complètent toujours leur tenue, que se soit un sari ou la tenue Punjabi, par une belle étole colorée qu’elles portent de la sorte.

Cette tenue vous permet aussi d’être à l’aise et élégante toute la journée. L’élégance est une notion importante en Inde. Que vous soyez en ville ou dans les campagnes les plus reculées, les femmes indiennes ( particulièrement dans la région du Rajasthan ) sont vêtues de saris aux couleurs chatoyantes et parées de bijoux .
Tant de beauté et d’élégance même dans les endroits les plus pauvres m’ont toujours stupéfaite.

Pour éviter la transparence de ce tissu léger je vous conseille de choisir une tunique aux couleurs vives : fuchsia, orange, violet etc. ou plus foncées; aubergine, marron, vert foncé…
Vous pourrez les porter avec un pantalon beige, bleu foncé ou marron .
Je vous déconseille surtout le blanc ou les couleurs claires qui sont trop transparentes et salissantes pour voyager en Inde . Le noir attire la chaleur et n’est pas non plus adapté aux pays chauds.
Vous trouverez un grand choix de couleurs sur mon site Tortue de mer.

Les tenues hippie chic conviennent aussi aux enfants:
J’ai habillé ma fille Lola depuis son plus jeune âge dans ce style hippie chic que j’affectionne tant. C’était tellement pratique en voyage, les petites tuniques en voile de coton avec le sarouel assorti… Elle pouvait crapahuter et courir en toute liberté. En plus ça lui donnait un look craquant,. Je choisissais la couleur en fonction de la situation.
Par exemple sur la plage, je choisissais la tunique et le sarouel dans une couleur claire pour la protéger de la chaleur et des coups de soleil.
Maintenant qu’elle est ado, elle continue à porter des tuniques mi-longues pour aller à la plage ainsi que des robes bohochic, surtout en vacances.

Les hommes ne seront pas en reste: pour eux aussi le style bohème chic est mis au goût du jour; avec les tuniques col Mao , les kaftans col kurta etc. portées avec un pantalon en coton blanc.
J’ai même réussi à convaincre mon mari d’en porter et il trouve ça tellement pratique pour voyager qu’il adore et est devenu un inconditionnel de ces tenues décontractées.

Le style bohème chic convient à tous les âges et à toute la famille.

Un autre avantage intéressant est que ces vêtements ne prennent pas de place dans les valises.

Et vous, si vous aimez ce style, quel vêtement préférez-vous ?