Bouddha rieur ou « Happy Buddha »

Depuis de nombreuses années, Bouddha a pénétré notre environnement occidental. Nous avons adopté ses statues qui décorent nos intérieurs, nos balcons ou nos jardins. Nous les choisissons par goût d’exotisme, par croyance, ou pour énergiser une pièce.

Debout ou souvent assis en lotus, en méditation, c’est Siddharta Gautama, l’authentique Bouddha, « l’éveillé », le chef spirituel qui donnera naissance au bouddhisme.

Il existe aussi un autre Bouddha, Bouddai (en Chine), Hotei (au Japon), ou boddai (au Vietnam). C’est Happy Bouddha pour les anglophones et Bouddha rieur pour nous.

Vous l’avez certainement croisé dans des restaurants et magasins chinois.

Qui est ce Bouddha rieur ? C’est une figure majeure de la tradition populaire d’Asie où il est célèbre et très apprécié. Il serait apparu 15 siècles après Bouddha, soit au Xième siècle de notre ère. C’est un moine chinois qui mène alors une vie tranquille et se distingue par sa générosité et sa bonté. Au fil du temps, il devient la divinité du bonheur et de l’abondance.

Son apparence est toujours la même : rondouillard, le ventre à l’air, chauve, il arbore un large sourire et incarne la gaité et la bonne humeur- d’où son nom ! Il est synonyme de chance, longévité, prospérité, protection et richesse.

Une autre légende court à son sujet : Bouddai aurait été un homme très beau et séduisant, à tel point qu’il était sans cesse importuné par des hommes et des femmes qui tentaient de le séduire. Toutes leurs interventions troublaient et interrompaient le calme nécessaire à sa méditation. Pour mettre un terme à ce problème gênant, il aurait fait le choix de s’enlaidir volontairement!

Beaucoup se procurent sa statue simplement pour éclairer leur quotidien : le Bouddha rieur est heureux car il désire apporter à ceux qui l’accueillent, richesse, santé, bonheur et joie de vivre. Son rire et ses qualités positives et communicatives vont alors rayonner dans le lieu où il est placé.

D’autres croient plutôt en ses pouvoirs particuliers de porte-bonheur et de porte-chance : ils lui ouvrent leur maison pour qu’il attire chez eux son pouvoir bénéfique, en lui frottant régulièrement le ventre, par exemple…

Que vous fassiez l’un ou l’autre de ces choix, vous trouverez des statues en bois, résine ou métal à son effigie. Sous forme de bijoux les pendentifs en argent « Happy bouddha » orneront votre cou avec joie.

Des achats éthiques

Bijoux ethniques et éthiques

Quand j’ai décidé de m’engager dans la vente de bijoux artisanaux, j’ai bien sûr pris le chemin de l’Inde, lieu incontournable dans la fabrication artisanale de bijoux en argent.

C’est à Jaipur, capitale du Rājasthān que l’on trouve les meilleurs bijoutiers spécialisés dans le travail de l’argent et des pierres fines. Sur place, j’ai voyagé comme les locaux, en bus, en train, je suis rentrée dans des boutiques et j’ai pris peu à peu contact avec des familles d’artisans.

J’ai délibérément choisi de travailler à échelle humaine, plutôt qu’avec de grosses structures.

Depuis 25 ans, j’ai tissé des liens d’amitié avec ces familles. Elles se sont agrandies, les fils ont maintenant succédé aux pères et je poursuis l’aventure avec eux. Je continue à travailler avec une dizaine de familles en tout. Chacune a sa spécialité et j’aime diversifier mes achats pour innover et offrir un choix plus large à ma clientèle.

Je fonctionne « au feeling » : je choisis les artisans par affinités. Bien sûr, je juge sur pièces, j’exige de la qualité mais je donne aussi la priorité à des structures où je vois que les employés sont bien traités et bien considérés. Au fil des années et de mes voyages, j’ai pu établir avec eux des relations de confiance durables.

Je peux appeler mon commerce équitable et ces bijoux ethniques éthiques car je choisis de rémunérer ces familles au plus près de la juste valeur de leur travail. Le but est que chacun de nous- les artisans, les clients et moi-même -trouvions notre compte dans la vente et l’achat de produits. Des produits au prix le plus juste possible.

J’ai eu à nouveau l’occasion de mettre en pratique cette manière de voir et de faire quand j’ai croisé la route d’un Touareg venu démarcher dans ma boutique. J’ai toujours apprécié ce type de bijoux. Mais j’ai été touchée par son projet si particulier. Ce Nigérien, enfant du désert qui a réussi à force de courage, a regroupé en coopérative des compatriotes bijoutiers comme lui. Il se déplace en leur nom deux fois par an pour trouver des débouchés en France. Le but de cette association  » Les enfants de Bassora » est de venir en aide aux enfants défavorisés.

Depuis 2008, une vingtaine d’enfants orphelins sont accueillis à Niamey. Ils y sont hébergés et scolarisés jusqu’au collège. Dix ans plus tard, l’association est fière de compter ses premiers diplômés (BEPC) dont des filles !

Cette démarche dépasse le simple cadre de la transaction commerciale et j’ai beaucoup de plaisir à être associée à cet esprit d’humanité et de solidarité.