La route de la soie (1)

Le récit de mon voyage au Tibet par la Route de La Soie

Du moment où j’avais entendu les contes de la Route de la Soie et les voyages de Marco Polo qui transportait les marchandises de la Chine sur les chameaux, j’avais une curiosité de retracer quelques de ses pas. Après quelques années de problèmes de santé, à l’âge de 28 ans, j’avais quitté mon travail, vendu ma voiture pour me payer le voyage et suis partie à la découverte de l’Asie.

En discutant avec d’autres voyageurs à Rawalpindi, dans le Pakistan, que j’ai entendu parler du féerique palais des Dalais Lamas, le Potala à Lhassa au Tibet, et j’ai décidée de le visiter en voyageant par l’Ancienne route de la Soie qui connectait le nord du Pakistan jusqu’en Urumuqi en Chine de l’ouest.

C’était fin octobre 1989 lorsque je me suis embarquée sur la première partie de ce voyage par la Route Karakoram en quittant Rawalpindi par bus. Le long de la route les couleurs automnales étaient magnifiques. C’était le moment de cueillir les abricots et les noix, étalés sur les toits partout, ils faisaient partis des couleurs orange et marrons du saison.

Je me suis arrêtée deux jours à Gilgit où j’ai dormi dans une maison d’hôte. Arrivant à minuit je n’avais pas fait la connaissance de toute la famille. En ouvrant les rideaux le matin, j’ai eu une bonne surprise de découvrir trois petites qui attendaient patiemment que je me réveille. Elles étaient assises sur le mur du jardin, en face de ma chambre, curieuses de découvrir qui était cette étrange anglaise qui voyageait seule – ce qui aurait été impossible pour une pakistanaise. La famille m’avait accueillie avec une telle chaleur – je mangeais avec les femmes qui me posaient des questions avec quelques mots d’anglais et nous avons pu bien rigoler ensemble. Elles n’arrivaient vraiment pas à comprendre pourquoi je voyageais seule car dans leur culture ou bien à mon âge de 29 ans, une femme serait mariée avec au moins 4 enfants ou était à la maison à s’occuper de ses parents.

Pendant mon séjour à Gilgit j’ai vu jouer un match de Polo (bal en Balti) que j’ai découvert avait ses origines en Asie. J’ai adoré découvrir ce coin un peu caché du monde.

Continuant le long de la route Karakoram j’ai pu visiter la forteresse d’Baltit à Karimabad, datant du IXème siècle. Elle est perchée sur une colline d’où elle surveille tous les voyageurs et marchands passer pendant des siècles entre le Pakistan et la Chine. J’ai vu des gravures rupestres – supposées crées par des voyageurs d’autrefois.

Trois jours plus tard en remontant dans un bus direction frontière avec la Chine, j’ai compris pourquoi la KKH (Karakoram Highway) est considérée comme la huitième merveille du monde – car la construction a pris 12 années,et plus d’une centaine de travailleurs y ont perdu la vie. Il fallait creuser la route dans les rochers des montagnes himalayennes dans cette région inhabitable vers la frontière.

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